FILA NI KELE: LA DANSE S’INVITE DANS LES MARCHÉS

"FILA NI KELE" un nouveau concept de festival de danse qui s'est déroulé les 20, 21 et 22 novembre dans les marchés de Bamako par "Don Sen Folo-LAB", regroupant plusieurs jeunes pratiquants de la danse à Bamako et de certaines régions du Mali avec l’accompagnement de huit (8) maîtres danseurs de renommée internationale sous la direction artistique de Lassina Koné.

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C’est pendant trois (3) semaines de résidence de création dans les marchés de Sabalibougou, Badalabougou, Halle de Bamako et le marché de Niamakoro, que huit (8) chorégraphes ont créé huit (8) pièces avec onze (11) danseurs de quatre (4) régions du Mali et de Bamako issus de la formation Corps pour XXIIe Siècle. Une session créative qui a vu naitre la première édition du festival Fila Ni Kélé – à Bamako, les 20,21, 22 novembre. De l’audace naît ce projet, plus authentique, une conférence de presse le 13 novembre 2020 dans le marché de Badalabougou, prélude des activités en présence des géants de la danse du Mali et d’ailleurs.

Le festival « Fila Ni Kélé »

« La plus part des festivals de Bamako se font dans des endroits comme les espaces culturels, auxquels, tout le monde n’a pas accès, c’est dans cette optique que le festival « Fila Ni Kélé » est né. Permettant au public bamakois de découvrir la danse autrement. Une première que la danse s’invite dans les marchés de Bamako. La belle affaire: transformer les marchés en lieu de spectacle. Raison principale, pour laquelle on a choisi les marchés qui sont des points d’attractions pour la population et une première fois pour un festival» Monsieur Lassina Sangaré, Directeur Technique du festival. «Egalement, nous savons que le marché est un lieu d’échange entre les vendeurs et les clients, un lieu de rencontre entre les personnes de tout genre « femmes, hommes, enfants, riches ou pauvres » qui se croisent, faire, alors un festival dans un tel lieu public est une opportunité pour permettre aux gens de savoir et comprendre que la danse est un métier, un métier qui s’apprend et qui nourrit. Elle est un art, elle parle, et chaque mouvement effectué par ces danseurs expriment les problèmes de société et aussi ceux de la nature».

Témoignages

Venu de la Guadeloupe, Christophe, l’un des formateurs «J’aime ces jeunes et les encourage » selon lui la danse est pédagogique, il faut savoir où on va pour pouvoir danser car lui-même ancien danseur, a été fier de transmettre la formation dont lui a eu à faire auprès des jeunes, qui se sont donnés à fond pour la réussite du festival.

Un riche festival durant trois (3) jours successifs dans les marchés de Bamako, qui fut une belle réussite pour une première édition pour les organisateurs, distractif et instructif pour les participants. Et après l’étape de Bamako, le festival continue sa tournée dans certaines villes des régions du Mali.

Korotoumou Cissé

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MaliCulture est une jeune et nouvelle initiative de Dia Djélimady SACKO, Femme de Lettres, de Culture, Chargée de communication et Ex-professeur de Lettres, consultante en édition. Entreprenante et passionnée de Médias et de Culture, la franco-malienne travaille pour faire de Mali Culture la référence médiatique en matière de vulgarisation des expressions culturelles au Mali. Avec sa petite équipe de stagiaire, qu’elle veut voir grandir, elle entend accompagner les entreprises culturelles dans la diffusion et la valorisation de la culture malienne. Dia est diplômée d’un Master2 de Lettres Recherche et de Science de l’Éducation de l’Université de Toulouse.