Rokia Traoré : Entrepreneure au-delà de la musique

Au sommet d’une carrière internationale bien remplie, qui l’a conduit sur toutes les grandes scènes mondiales, Rokia Traoré est aujourd’hui entrepreneure culturelle, elle travaille avec toute une équipe. Installée au pays, l’artiste est fréquente dans son espace culturel le Blues Faso partie intégrante de la Fondation Passerelle, size à Missabougou. Rokia promet de sortir deux albums en livre courant 2019, pour s’adapter à l’évolution technologique.

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En marge du festival BAM de Tidjani N’diaye qu’accueille la Passerelle, nous avons rencontré l’artiste bien disposée à servir qu’à parler. Copier-coller de Tidjani Ndiaye fait partie des projets que sa Fondation soutienne. La Fondation Passerelle qui existe depuis 2009, travaille avec bien d’autres artistes maliens, tels King Massassi, Fatoumata Bagayoko, le groupe Ko Saba ou la jeune chanteuse Kani Sidibé ou Ousmane Ouattara.

La Fondation Passerelle accompagne d’importants projets artistiques et culturels au-delà, conçus au Mali et exportés à l’international, Kirina le dernier grand projet qui a réuni Rokia Traoré, Felwine Sarr et Serge Aymé Coulibaly se porte bien et fait la tournée des grandes scènes européennes.
La dernière semaine d’avril 2019 sera marquée par une importante manifestation culturelle dénommée « Fôli dôgokoun », initiée par Rokia Traoré. En partenariat avec le festival de Brighton au Royaume Uni où Rokia est directrice artistique associée, la Fondation Passerelle prépare la prochaine édition de ce festival. Pour mieux répondre aux défis de la création, Rokia puise dans ses relations et sa notoriété pour nouer ses partenariats afin d’accompagner les jeunes de chez nous à faire valoir leurs talents.
« Je me sens bien importante ici au pays en accompagnant les jeunes. Une artiste, ce n’est pas que la musique, tous les projets culturels entrent dans la musique. Les cachets d’un million, les scènes lumineuses ne me disent plus grand-chose »
Le Grand Ducher du Luxembourg est un partenaire stratégique de la Fondation Passerelle.

L’espace Blues Faso ouvert en 2017 a vu ouvrir depuis le jardin Kenê et très récemment le studio Z, en hommage à Zani Diabaté. Des espaces dédiés à l’accueil des artistes et à la création, c’est le cas du festival BAM.
« Notre idée est de ne pas créer un événement dans un domaine, là où on peut travailler en accompagnement dans le même domaine d’un événement qui existe déjà. Ça fait que ce qui est en interne ici en festival, uniquement notre festival de musique “Fôli Dôkôkun”, qui se passe la dernière semaine d’Avril 2019. C’est la première fois qu’on fait ce partenariat avec Tidjani et on lui a dit qu’on verra sur les prochaines saisons, comment on peut s’impliquer encore plus et l’accompagner afin que nous n’ayons à créer un énième événement en danse, ce n’est pas le but ».

Rokia Traoré s’engage à faire avancer sa Fondation, pas pour elle seule, mais pour tous ceux avec qui elle travaille. « C’est en allant vers les difficultés qu’on avance. Ce projet au début nous avons eu beaucoup de difficultés, mais nous avons tenu et aujourd’hui ça va. Je me sers de mes relations, de mon carnet d’adresse pour tisser des partenariats qui puissent soutenir les jeunes, parce qu’il ne faut certainement pas que le projet à un moment donné soit un gagne-pain pour moi, parce qu’à ce moment-là, la donne est faussée »

La Fondation Passerelle maintient une dynamique d’émergence depuis sa création en 2009. Et jusque-là, elle arrive à avancer avec des moyens qui ne sont pas faciles à trouver, selon la fondatrice, mais elle demeure convaincue qu’ils y arriveront quand même tout doucement. « L’essentiel est d’avancer, tant qu’on ne recule pas, on avance. La vitesse n’est pas importante, il faut juste trouver les moyens d’avancer tranquillement et l’existence de ces lieux que je viens de citer désormais est un grand pas pour nous dans nos projets ».

Déjà, la Fondation Passerelle reçoit de multiples sollicitations pour y tenir des conférences et des manifestations de mariages, des demandes que décline la direction parce qu’elle est simplement ouverte pour les artistes. C’est donc une aubaine pour les artistes maliens. Y faire un tour, n’est jamais ennuyant pour le public.
Ibrahim Kalil Togola, Mali culture

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MaliCulture est une jeune et nouvelle initiative de Dia Djélimady SACKO, Femme de Lettres, de Culture, Chargée de communication et Ex-professeur de Lettres, consultante en édition. Entreprenante et passionnée de Médias et de Culture, la franco-malienne travaille pour faire de Mali Culture la référence médiatique en matière de vulgarisation des expressions culturelles au Mali. Avec sa petite équipe de stagiaire, qu’elle veut voir grandir, elle entend accompagner les entreprises culturelles dans la diffusion et la valorisation de la culture malienne. Dia est diplômée d’un Master2 de Lettres Recherche et de Science de l’Éducation de l’Université de Toulouse.

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